L’idée est de découper des récipients en verre. Des bouteilles ou autres récipients a peu près cylindriques. pot de confiture, bouteille de vin, bouteille de bière … Le but de la découpe est de créer d’autres objets à partir des morceaux. Notamment des verres à boire, des lustres, des mobiles, …
Voici quelques idées de réalisations récoltées sur Internet.
Cet article est régulièrement mis à jours lorsque je fais de nouvelles recherches fructueuses et de nouveaux essais.
J’ai pour la première fois entendu parler de découper des bouteilles (de vin) par une vielle amie de la famille qui faisait des verres à partir de bouteille durant sa jeunesse (merci Christine). J’ai récemment approfondi la question. Voici quelques sources et ce que j’en ai retiré.
Quelques entreprises qui proposent des objets réalisés à partir de bouteilles coupées. De beaux projets !
Le processus choisi pour la coupe des récipients s’appuie sur les propriétés intrinsèques du verre. Voir la section résistance mécanique de la page Verre de Wikipédia.
La première étape est de créer une fragilité sur le verre le long de laquelle on souhaite que la coupe soit effectué. Celle-ci va concentrer les contraintes internes qui seront créé par le choc thermique. La fragilité doit être la plus nette possible. Elle se fait de la même façon que pour couper une vitre, en rayant le verre. Pour ce faire, on peut utiliser différents outils : coupe verre à roulette, diamant, disque diamanté.
Il est important que la rayure soit nette. Il faut éviter de dédoubler le trait.
La profondeur de la rayure a son importance aussi.
Pour casser le verre le long de la rayure, il faut que s’exerce des contraintes dans le verre. Cela peut être réalisé grâce a un choc thermique.
La première étape est de chauffer le verre le long de la rayure. Il faut que la chaleur soit répartie de façon homogène le long de la rayure. Cette étape de chauffe va faire que le verre va se dilater. Il faut faire attention a ne pas chauffer le verre à trop haute température ou trop rapidement. Cela risque de l’emmener a se fissurer erratiquement. En effet, des contraintes se créent entre les zones froides et les zones chaudes. Elles ne sont pas désirées mais difficilement évitables à moins de chauffer toute la pièce. Si les contraintes restent réduites, c’est à dire que la montée en température n’est pas trop élevée, cela ne causera pas de problème. Sinon cela va créer des fissures sur des points de faiblesse qui vont libérer la contrainte entre les zones chaudes et froides.
Lorsque le verre a été raisonnablement chauffé, il faut créer le choc thermique. Pour cela, il faut refroidir vite le verre le long de la rayure. La solution retenue est d’immerger la pièce dans de l’eau froide/à température ambiante. En effet l’eau va rapidement dissiper la chaleur de la zone chaude du verre.
Lors du choc thermique, le bord du verre va rapidement refroidir alors que le centre va rester chaud. Cela va créer des contraintes entre l’extérieur et l’intérieur du verre. Si la rayure est dans la zone où ces contraintes apparaissent, cela va emmener le verre a se fissurer le long de la faiblesse créé par la rayure. Ainsi notre récipient sera coupé le long de la rayure.
J’ai utilisé une ponceuse à bande montée sur un kit pour la rendre stationnaire (voir partie Matériel). Elle est doté d’une bande abrasive grain 120. Les avantages sont que cela permet d’obtenir une surface plane et de faire les chanfreins extérieurs et intérieurs avec la même machine, plus rapidement qu’avec un outil a main et que c’est un outil polyvalent (bois, métal, …) . Les inconvénients sont qu’il faut faire attention a ne pas faire surchauffer le verre au risque de le voir se fendre et que le ponçage n’est pas parfait, de petit éclats sautent et le ponçage est un peu rugueux. L’emploi d’une bande de grain plus fin permettrait peut être une meilleure finition. Je pense que la meilleure option serait l’emploi de meules à eau destinées au travail du verre (article travail du verre à la main, Manifeste de Q de bouteilles).
Le matériel nécessaire décrit est celui que j’ai utilisé, pas forcément le plus adapté. La première option est celle que j’ai utilisé, les autres propositions sont celle qui me paraissent viables.
La manipulation de chalumeau, verre coupé, ponceuse, outils tranchants, … entraîne des risques qu’il faut minimiser à l’aide des EPI correspondants.
Les risques identifiés sont les brûlures, coupures, projections d’éclats de verre, poussières de silice.
Voir les EPI du vitrier.
Les EPI correspondants sont :
En premier, il faut placer la bouteille sur le coupe bouteille. Il faut maintenir la bouteille plaqué sur les tuyaux bleus (main droite par dessus) et contre la butée (main gauche par le goulot) afin d’avoir une rayure constante et unique. Pour que la marque soit de profondeur constante, il faut que la force appliquée par la main droite soit constante sur la bouteille. Les deux mains participent à la rotation de la bouteille. Il faudra peut-être plusieurs essaies pour avoir le coup de main et créer une rayure régulière.
Afin de chauffer la bouteille, j’ai utilisé un chalumeau raccordé a une bouteille de gaz de gazinière. Il a l’avantage d’être économique puisqu’il utilise le gaz de cuisine. Néanmoins, il produit une flamme trop forte pour l’usage actuel. Je l’ai donc réglé de façon a avoir une flamme aussi petite que possible. Même ainsi, le risque de chauffer trop vite est important. J’envisage d’utiliser de l’eau bouillante ou une flamme plus petite. Le chalumeau est placé de façon stationnaire à l’aide d’une pince.
Chauffe – J’approche ensuite la bouteille de la flamme de façon a chauffer la rayure. Pour avoir une chauffe homogène, je fais tourner la bouteille sur elle-même à la main. Je teste la température régulièrement en touchant brievement d’un doigt la bouteille. Attention aux brulures !
Refroidissement – Lorsqu’elle commence a être brulante, je la plonge immédiatement dans un seau rempli d’eau froide ou à température ambiante durant une dizaine de seconde.
Normalement, une fissure le long de la rayure devrait être présente. On peut les voir en portant la bouteille au niveau de son regard et en inclinant la bouteille. Dans le cas idéal, la fissure fait le tour de la bouteille du premier coup. Si la fissure est partielle, recommencer les étapes de chauffe et de refroidissement autant de fois que nécessaire. Normalement, cela ne devrait pas prendre trop d’itérations.
Lorsque la bouteille est complètement fissurée, ou elle se détache d’elle même ou il faut séparer les deux parties à la main.
L’usage de l’objet en verre tel quel est dangereux car la coupe effectuée est très tranchante. Il faut la poncer pour la rendre moins dangereuse. Cela permet aussi d’harmoniser la surface coupée.
Dans un premier temps, j’ai poncé la coupe afin d’obtenir une surface plane et uniforme. Attention à ne pas trop forcer car le verre peut surchauffer et se fissurer !
Une fois la surface suffisamment poncée, il faut faire des chanfreins à l’extérieur et à l’intérieur de la coupe pour casser l’angle droit qui reste tranchant. Pour cela, j’ai choisi de faire 3 chanfreins d’angles différents.
Le chanfrein 1. de ~45°, le 2. pour casser l’angle inférieur et le 3. pour l’angle supérieur. Ci-dessous, le schéma et les photos associées.
Cela amène à un bord a 3 facettes comme ci-dessous.
Lorsque la surface et les chanfreins extérieurs et intérieurs sont finis, il faut vérifier que le résultat est satisfaisant. Une petite brosse en fer peut être utilisée pour enlever les éclats incrustés. Si des laissent des arrêtes non poncées apparaissent sur les bords d’un chanfrein, il faut les poncer pour éviter de se blesser.
Retirer les étiquettes peut être long et pénible. Cela dépend essentiellement de la colle qui a été utilisée pour coller les étiquettes.
Voici un guide par ooprint.fr pour retirer des étiquettes sur plusieurs supports.
Dans le cas d’un bouteille THB de 50cl :


























